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7 choses à savoir sur le cancer du col de l’utérus


Quatrième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde, le cancer du col de l’utérus est encore méconnu en France et sa dangerosité sous-estimée. Symptômes, prévention, traitement : zoom sur tout ce que les femmes devraient connaître sur ce cancer.

Qu’est ce que le cancer du col de l'utérus?

Le cancer du col de l'utérus touche, le col de l'utérus, c'est à dire la partie étroite et inférieure de l’utérus reliant le corps de l’utérus au vagin.
Tumeur maligne, le cancer du col de l'utérus se développe sur la muqueuse du col de l’utérus, et plus précisément sur la couche superficielle de la muqueuse qui le recouvre (l'épithélium).

Quelle est sa fréquence ?

Le cancer du col de l'utérus est le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde, avec près de 528.000 nouveaux cas en 2012 et 270.000 décès cette même année (1).
En France, le cancer du col de l’utérus représente la 12ème cause de cancer chez la femme. Le dépistage précoce et le traitement des lésions pré-cancéreuses mis en place ont donc permis de faire régresser l'incidence de ce type de cancers. Néanmoins, près de 3.000 nouveaux cas et plus de 1.000 décès dus au cancer du col de l'utérus ont été estimés en France en 2015 (2)

Quelle est l’origine de ce cancer ?

A l’origine du cancer du col de l'utérus, toujours le même virus : les Papillomavirus Humains (virus du papillome humain ou, selon le sigle anglais : HPV), et surtout les papillomavirus 16 et 18, responsables à eux seuls de 70% des cancers.(3)
Dans 70 à 90% des cas les infections aux papillomavirus humains restent bénignes et régressent spontanément (l’organisme élimine naturellement le virus) en 1 année. Elles ne conduisent donc pas à un cancer. Mais dans 10% des cas le virus persiste au niveau de la muqueuse du col de l'utérus : des lésions précancéreuses (modification des cellules de l'épithélium) peuvent alors apparaître et évoluer progressivement vers un cancer.(4)
Cette évolution est lente étant donné qu’un cancer apparaît généralement plus d’une dizaine d’années après l’infection persistante par le virus.

Comment l'infection se transmet-t-elle ?

La contamination par le HPV se fait essentiellement par contact sexuel avec la peau et les muqueuses, lors de caresses génitales ou contacts oro-génitaux, et ce, même en l'absence de pénétration. C'est pourquoi le préservatif, tout en limitant le contact avec le virus, ne procure qu’une protection partielle. La plupart des personnes sont contaminées au tout début de leur vie sexuelle.
D'autres facteurs de risque favorisent la persistance du HPV et le développement du cancer du col de l’utérus :
- La précocité des rapports sexuels
- La multiplicité des partenaires
- Le fait d'avoir eu plusieurs enfants
- Un déficit immunitaire
- Le tabagisme
- L'utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux,
- La présence ou des antécédents d’autres IST (Chlamydia Trachomatis, herpès génital)

Quels sont les moyens de prévention ?

Deux types de préventions existent actuellement pour éviter qu’un processus cancéreux ne s’enclenche :
La vaccination
Depuis quelques années, une prévention primaire par la vaccination est possible. Deux vaccins préventifs ont été mis sur le marché en France. Ils visent à prévenir les souches les plus virulentes de papillomavirus (le HPV de type 16 et 18) et permettraient donc d’éviter près de 70% des cancers du col de l’utérus. (5)
Ces deux vaccins sont d'autant plus efficaces si leur administration précède l’exposition aux papillomavirus. C’est pourquoi les autorités françaises recommandent de vacciner les jeunes filles assez tôt, entre 11 et 14 ans, un âge où l’on est quasi-certain que l’ado n’a pas débuté sa vie intime et ou le vaccin sera donc particulièrement efficace. En rattrapage, le vaccin est recommandé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus non encore vaccinées. (6)
A noter que ces vaccins ne protègent pas contre tous les types de HPV, ni contre toutes les lésions précancéreuses et qu’aucun vaccin n’est efficace à 100%. Même quand la vaccination a eu lieu, un dépistage et donc une surveillance par frottis est indispensable pour essayer de prévenir les, environs 30%, des cancers du col de l’utérus.
Le frottis
La prévention dite secondaire par frottis est indispensable pour dépister au plus tôt la présence de lésions précancéreuses. Le frottis cervico-utérin consiste à prélever des cellules à la surface du col de l’utérus qui sont ensuite analysées. Le frottis est recommandé tous les trois ans, après deux frottis normaux espacés d’un an, pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans ayant ou ayant eu des relations sexuelles.
Effectué régulièrement, le frottis de dépistage permet de détecter des cellules anormales au niveau du col de l’utérus à un stade où il est plus facile de les soigner, souvent avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Plus une anomalie est repérée tôt, mieux elle peut être soignée.
En cas de frottis douteux ou des cellules anormales sont repérées, d’autres examens seront effectués afin d'exclure ou de diagnostiquer un état précancéreux ou un cancer du col de l’utérus. Ces examens varient en fonction de l'anomalie détectée et comprennent :
- un deuxième frottis à six mois d'intervalle (pour des anomalies légères),
- un test HPV,
- une colposcopie
- une biopsie

Quels sont les symptômes ?

À un stade précoce, le cancer du col de l’utérus continue de se développer sans provoquer de symptômes particuliers. C’est pourquoi un suivi gynécologique régulier ainsi que les frottis sont indispensables pour détecter les éventuelles anomalies à un stade précoce. Certains symptômes peuvent néanmoins apparaître et alerter comme :
· Des saignements en dehors des règles,
· Des douleurs pendant les rapports sexuels,
· Des saignements après les rapports sexuels,
· Des pertes vaginales,
· Des douleurs dans le bas-ventre
· ​Des douleurs lombaires
· Une gêne pour uriner
Toutefois ces symptômes ne sont pas spécifiques du cancer du col de l’utérus : le mieux est de les signaler au médecin afin que leur origine puisse être éclaircie.

Quel traitement pour le cancer du col de l'utérus ?

Le traitement administré dépend du stade du cancer au moment du diagnostic. Toute modalité de traitement est décidée en étroite concertation avec la patiente et la partie médicale.
Le stade précancéreux peut être traité avec différentes méthodes : soit peu agressive, comme la cryothérapie (méthode qui utilise le froid) ou le traitement au laser, soit par la technique de conisation, qui consiste à enlever un fragment du col utérin.
Pour les tumeurs de petite taille limitées au col de l'utérus, l’ablation du col de l’utérus ou de la totalité de l'utérus (hystérectomie) est souvent pratiquée.
Quant aux tumeurs plus avancées, elles nécessitent également une ablation des trompes, ovaires et ganglions. La méthode de la radiothérapie peut également être utilisée.
Pour les stades très avancés, où généralement la tumeur se propage à d’autres parties du corps, la chirurgie n’est plus envisageable. Il faut alors pratiquer la radiothérapie associée à la chimiothérapie.
En collaboration avec MSD vaccins VACC-1240148-0000 – Août 2018
Pour avoir plus d’infos sur les Papillomavirus Humains
Sources :
Globocan.iarc.fr

(1) OMS
(2) source INCa, Les cancers en France, édition 2015.
(3) Riethmuller D. mt pédiatrie 2010 :13(1):43-49 - D’après Alain S et al. Mt pédiatrie 2010;1(13):5-19 - Serrano et al. Infectious Agents and Cancer 2012
(4) InVS. Données épidémiologiques sur le cancer du col de l’utérus – Etat des connaissances – Actualisation 2008 - Pagliusi SR et al. Vaccine 2004 ; 23 : 569-578
(5) OMS
(6) Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2017.
7 choses à savoir sur le cancer du col de l’utérus Reviewed by Mounay Linbouch on 01:32 Rating: 5

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